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Chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté St Vennec Combrit Finistere 2216
Cornouaille

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame-de-la-Clarte_de_Combrit

La chapelle de Notre-Dame-de-la-Clarté est située sur la commune de Combrit, dans le département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
La chapelle date du xvie siècle ou du xviie siècle mais fut en partie reconstruite en 1905. Elle est dédiée à Notre-Dame de la Clarté (Itron Varia ar Sklerded) depuis le xviie siècle et auparavant à saint Vennec (frère de saint Guénolé de Landévénnec, VIe s;). La chapelle se composait primitivement d'un chœur à deux travées, avec bas-côtés, puis d'une nef étroite et courte. Initialement un clocheton devait sans doute surmonter le grand arc brisé central. À la Révolution, elle fut vendue comme bien national à un dénommé Le Bour.
En 1824, la chapelle fut en partie brûlée, par un cierge allumé, oublié près de la statue de la Vierge. Toute la voûte de la chapelle était alors recouverte de peintures. Selon des notes du recteur de l’époque Jean-Louis Tilly, il n’existait plus en 1856 de peintures que dans une partie des voûtes de la nef ; on y reconnaissait une Annonciation. Aujourd’hui, la voûte est simplement garnie d’un semis d’étoiles dorées sur fond bleu. Sur le linteau de la porte latérale de la Chapelle de la Clarté, percée après coup, on pouvait alors lire les inscriptions suivantes (aujourd’hui disparues) :
En 1905 la nef qui tombait en ruine fut refaite et agrandie de manière à offrir toute la largeur du chœur et des ses collatéraux. On garda toutefois le portail gothique et le clocher. La réfection et l’élargissement de la nef ont été bénis le 8 septembre 1905 (jour du pardon). Les fenêtres de la chapelle sont de style flamboyant. Le maître-autel en bois verni très travaillé est de style néo-gothique (xixe siècle) Il faut signaler le bénitier de l'entrée sud près du chœur. Il s’agit dune vasque gallo-romaine donc des premiers siècles. On y voit encore des traces d’ocré et il est considéré comme une pièce très rare.
Les statues en bois polychrome des xvie et xviie siècles forment un ensemble très intéressant :
Au-dessus de l’autel, se trouvent deux statues. La première, du XVIIIe s,. représente la Vierge à l'enfant, dite Notre-Dame de la Clarté tandis que la seconde, du xviie siècle, est celle de Saint Vennec en abbé.
Sur un pilier, regardant l’autel, est accroché la statue de saint Corentin, fondateur de l’évêché de Quimper (statue du xixe siècle).
Dans la chapelle latérale gauche, nous trouvons une statue de saint Urnel datant du XVIe s. et une de sainte Catherine d’Alexandre avec sa roue estimée du xixe siècle.
Saint Urnel est-il Saturnin ? Rien n'est moins sûr. Saint Urnel est un saint de la légende bretonne, il ne figure ni au Dom Lobineau, ni dans Le Grand Albert. Rien à voir non plus avec Saturnin, l’évêque de Toulouse dont seule la tradition locale affirme qu’il soit arrivé au ier siècle dans cette ville. Urnel serait né près de Locronan et, à sa naissance, porté par les anges en Palestine. Après le baptême du Çhrist, les anges le ramenèrent près de Sainte-Anne-la-Palud où il vécut saintement. Près de la Sacristie, siège un saint Pierre de date inconnue.
Les Vitraux de la Chapelle sont récents. Ils sont l’œuvre de Pauline Simon de la Jarrige fille du peintre Lucien Simon, de Sainte-Marine.
La maîtresse vitre évoque la dévotion des Pèlerins à Notre-Dame de la Clarté, la procession des pèlerins le jour du pardon (en costume d'avant 1914), le passage des fidèles à la fontaine, ainsi que le miracle qui se produisit en ce lieu en 1891 : un cultivateur d'Elliant, Guillaume Grall, devenu aveugle, promit à Notre-Dame de la Clarté que s'il guérissait, il vendrait sa jument blanche et donnerait l'argent aux pauvres. Le jour du pardon, l'eau de la fontaine lui redonna la vue mais il oublia sa promesse et redevint aveugle. Il refit le pèlerinage en 1892, et le miracle se produisit de nouveau. Guillaume Grall vendit alors sa jument blanche et distribua l'argent aux nécessiteux.
Un phylactère se déroule d'une scène à l'autre du vitrail avec l'inscription "Klévit mouez ho pugale". ("Entendez la voix de vos enfants"). Ce vitrail de Notre-Dame de la Clarté n'est pas sans évoquer les mystères douloureux (avec en bas du vitrail, les aveugles qui se rendent à la fontaine en quête de clarté divine), les mystères joyeux (procession du pardon, auquel se joint l'aveugle miraculé) et les mystères glorieux du Rosaire (au sommet du vitrail, un ciel bleu, la Vierge Marie tenant Jésus, la colombe de l'Esprit de Lumière, et quatre anges portant les symboles de la Clarté qui sont le Soleil, le croissant de Lune, le flambeau et l'Evangile.
Dans les deux chapelles latérales, la Nativité orne le côté nord tandis qu'une Descente de Croix décore le côté sud. Ces deux vitraux datent de 1977.
Chapelle droite
Dans la nef, quatre verrières non figuratives sur le thème des saisons furent placées en 1984. À droite en regardant l'autel, le Printemps (côté chœur), et l'Été (côté porte du fond).
Sur le Mur Ouest, nous avons un chemin de Croix de style contemporain réalisé en 1933 par Xavier de Langlais (Langleiz).
À l'extérieur
On retrouve des marques de prééminences sur les murs de la chapelle. Au Chevet (pignon extérieur), au dessus du Vitrail, il y a un écusson soutenu par deux griffons de sable portant l'aigle impériale éployée aux armes des Kerlazret du Cosquer, sergent féodés du Baron du Pont pour Combrit en 1543. Sur la façade occidentale, figurent les armes des Penmorvan : écu avec lévrier passant (en train de marcher) surmonté d'un grêlier. Il n'est pas sûr que les armes des Penmorvan soient originellement de la chapelle. Si on considère les pierres employées, elles ont pu être récupérées ailleurs. Il ne faut pas oublier qu'au début du XIVe s., les Penmorvan étaient seigneurs de Roscanvel, manoir qui au XVIIe s. dépendait du Cosquer.
L'autel extérieur, édifié en 1966, provient des ruines de la chapelle Saint-Vital (Vio), située sur la route de Quimper à Pont-l'Abbé (Pont'n Abad) au lieu-dit côte de Corroarc'h. Sur le placître, au sud de la chapelle, est érigé un calvaire avec table d'offrande datée de 1650 et portant l'inscription MAR (Marguillier) : GARGAM (à moins qu'il ne faille lire MAR : CAP CAM)
Une autre croix de granit réutilisant des éléments très anciens, peut être une stèle, se trouve aujourd'hui au nord de la chapelle, avec l'inscription 1651 sur le socle. Une fontaine de dévotion dédiée à Saint-Venec puis Notre-Dame de la Clarté se trouve à une cinquantaine de mètres au sud de la chapelle. Les fidèles y invoquaient autrefois le Vierge Marie contre les Maladies de la vue.
La Bretagne compte aussi d'autres chapelles dédiées à Notre-Dame de la Clarté, entre autres, une sur les hauteurs de Perros-Guirec en Côtes-d'Armor et la seconde à Plonévez-Porzay dans le Finistère.

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Uploaded: 24/09/2011
Updated: 23/06/2014
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Tags: chapelle; gothique
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Cornouaille Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Capitale historique Quimper Langue(s) Français - Breton Religion Catholique Superficie 5 979 Km² Population 456 307 (1999) Gwenn ha du.svg Portail de la Bretagne La Cornouaille (Kernev, Bro Gernev en breton) est un pays de Bretagne (à ne pas confondre avec la Cornouailles britannique, dont le nom s'écrit avec un "s"). Le gentilé de la Cornouaille bretonne est cornouaillais  e (le gentilé de la Cornouailles britannique est cornique). Étymologie Cornouaille se dit Kerne, Kernev ou Bro Gerne en breton, et Cornugallia en latin, parfois « Cornubia ». * Il est possible que ce nom lui ait été donné en référence à cette région de Cornouailles (Kernow), tout comme l'actuel Devon (ancienne Dumnonia) a donné son nom à la Domnonée qui désignait la côte Nord de la Bretagne au Haut Moyen Âge. * Selon une autre hypothèse qui a eu longtemps cours, le nom serait d'origine anglo-saxonne et signifierait « Le pays des étrangers » en référence au cantonnement des Celtes d'Outre-Manche par les envahisseurs angles, saxons, jutes et frisons. * Une troisième hypothèse, basée sur la traduction latine cornugallia, est invoquée par certains auteurs : cornugallia signifierait le coin de la Gaule, relativement à la situation géographique de la Cornouaille bretonne. Antiquité tardive Les deux Cornouaille(s) trouvent plus vraisemblablement leur origine commune à la fin du IIIe siècle : les incursions de pirates saxons, frisons et scots, associées aux pillages des bagaudes, contraignent les villes armoricaines (entre autres) à s'entourer en urgence de murailles dont les restes se voient encore à Alet, Brest, Nantes, Rennes et Vannes. Devant l'incurie de l'empire romain, le responsable de la défense des côtes, le ménapien Carausius (puis son successeur Allectus) établit entre 288 et 296 un empire séparé sur les côtes nord et sud de la Manche pour les garantir des invasions. L'empereur Constance Chlore les vainc en 293 et 296 et, ayant rétabli l'unité de l'empire de ce côté, organise la défense côtière en transférant des Bretons en Armorique à partir de 296-297. Ces Bretons sont des Cornovii, peuple sans doute fidèle à Rome et choisi pour ce motif. Le chef-lieu de leur cité est à Viroconium Cornoviorum (l'actuelle Wroxeter) et ils occupent plus au nord le port de Deva (Chester). Les Cornovii étant chargés du contrôle militaire des pointes occidentales de la Bretagne et de l'Armorique, c’est-à-dire de l'ouest de la Manche, leur nom se serait conservé en ces lieux. Il ne s'agit donc pas d'une colonisation massive comme cela arrivera au VIe siècle, mais d'une occupation militaire. Le Tractus armoricanus et nervicanus (administration militaire chargée du contrôle de toutes les côtes de Boulogne à la Gironde), et son bras armé, la Classis armoricana (Flotte armoricaine), ne sont créés proprement qu'en 370, sous le règne de l'empereur Valentinien Ier. Haut Moyen Âge D'autres princes sont dits avoir régné sur les côtes nord et sud de la Manche occidentale, comme le roi de Cornouaille Daniel Drem Rud au VIe siècle, et le fameux comte Conomor assimilé au roi Marc de la Cornouailles britannique (Marcus Cunomorus). Entre 815 et 839, Egbert annexe le royaume breton de Cornouaille. La Cornouaille armoricaine est mentionnée pour la première fois et indirectement entre 852 et 857 quand « l'évêque de Saint-Corentin », Anaweten, est qualifié de Cornugallensis (adj. latin dérivé de Cornugallia). L'existence d'une commune d'Anjou dénommée « La Cornuaille » a suscité une hypothèse qui en ferait une appellation géographique ou militaire couvrant toute la Bretagne du Sud et faisant pendant à la Domnonée sur le rivage Nord au VIe siècle ou VIIe siècle. Formation de la Bretagne Au IXe siècle, il semble que le nom de Poher (pour Pou-Caer = Pays de la Ville ou Pays du Château ou Pays de Carhaix) se soit substitué à celui de Cornouaille. Par la suite, il fut réservé à la vallée de l'Aulne, dont la capitale était Carhaix. À la fin du IXe siècle, le comté féodal de Cornouaille reprend le nom de l'ancien royaume. Sa dynastie accède au trône ducal, il passa à l'évêque de Quimper qui devient comte-évêque de Cornouaille jusqu'au XIe siècle où deux frères s'en répartissent les dignités. La Cornouaille de nos jours Composée de 218 communes (sur la base des communes actuelles), la Cornouaille comptait - au dernier recensement de 1999 - 456 307 habitants pour une superficie totale de 5 979 km². Le nom a été repris officiellement en 2001 pour sa partie au sud d'une ligne Châteaulin-Scaër pour la circonscription de programmation « Pays de Cornouaille » composée de 112 communes (loi Voynet, 1999)