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Bodadeg ar Sonerion, Ménez-Meur, Hanvec 9718
Cornouaille

Bodadeg ar Sonerion,  Ménez-Meur, Hanvec

L'histoire du domaine
Le domaine de Ménez-Meur, vaste de 520 hectares (140 ha à l'origine), a été acquis par le conseil général du Finistère en 1969 et géré depuis sa création par le parc naturel régional d'Armorique.
Son premier propriétaire, est un aventurier, Julien Prioux qui serait né à Taupont (Morbihan), en 1822. D'abord conducteur de travaux, il avait dirigé la construction de la route de Landerneau à La Martyre. Mais un jour, il quitta tout en emportant la paie des ouvriers, et embarqua discrètement à Brest sur un brick pour l'Amérique du Nord. On suppose qu'il participa ensuite à la ruée vers l'or en Californie. Mais il restera toujours muet sur cette partie de sa vie.
À son retour, bénéficiant de la prescription des faits, il s'installa à Ménez-Meur. Vivant comme un reclus, il ne souffrait aucun intrus dans sa tanière, mais travailleur infatigable, il eut le mérite de faire de cette terre ingrate un domaine remarquable par ces bâtiments, chemins, plantations… que l'on voit encore aujourd'hui. Son maître, c'était Californie. Ce sobriquet qui s'est étendu à toute la contrée, est bien connu des anciens pour lesquels Ménez-Meur ne leur dit rien.
Californie se retira au bourg d'Hanvec et mourut à 73 ans, le 27 août 1900.
L'intérêt touristique et écologique du domaine[modifier]
Propriété du parc naturel régional d'Armorique, le domaine de Ménez-Meur joue un rôle éducatif pour la protection et la gestion des milieux naturels, de sensibilisation à l'environnement et contribue à la protection de races régionales d'animaux domestiques à faible effectif (vaches de race armoricaine, porcs blancs de l'Ouest, moutons des Landes de Bretagne, chèvres des Fossés, vache bretonne pie noir...) et préserve même une espèce reconstitué génétiquement : l'aurochs).
Autour d'un corps de ferme rénové, des circuits pédestres sont proposés :
Un circuit animalier, long de 3,3 km, qui présente les espèces ci-dessus mentionnées ainsi que des loups, des sangliers, des cerfs55.
Un circuit forestier, long de 2,5 km, jalonné de panneaux explicatifs sur le milieu forestier, la faune et la flore des Monts d'Arrée.
Un circuit des paysages, long de 8,5 km, reprend les deux circuits précédents et permet en plus de voir des tourbières et des points de vue panoramiques56.
Un sentier les landes de Californie (2,5 km) sur la thématique des landes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanvec

Bodadeg ar Sonerion, « B.A.S. » en abrégé, est une association regroupant les musiciens traditionnels bretons, notamment ceux de cornemuse, bombarde et caisse claire. Elle a servi de base pour la création des premiers bagadoù à la fin des années 1940.
Son nom signifie « Assemblée des sonneurs » en breton.
L'association supervise, chaque année depuis 1949, le championnat national des bagadoù. Celui-ci s'organise en deux manches : une épreuve de printemps, une épreuve d'été (cette dernière se tenant lors du festival interceltique de Lorient pour certaines catégories).
Origine
Les années 1920 voient un changement important dans le monde breton, avec un tournant générationnel important : l'habit traditionnel est délaissé, tout comme la musique, à laquelle on préfère les airs à la radio. Il en est de même pour les bals, où les danses bretonnes sont remplacées par les pas à la mode en France1. Dans ce cadre de changements sociaux et économiques, la culture et la langue bretonne est à présent perçue « en termes de retard et de handicap1 ».
Le couple biniou-bombarde est donc victime de ces changements, et est alors en voie de disparition malgré sa richesse et sa spécificité1. Dans les années 1920, une dizaine de musiciens traditionnels seulement étaient encore en activité1. Une première tentative de regroupement de sonneurs s’opère alors, afin de sauver les savoirs. C'est la création de la KAV, Kenvreuriezh ar Viniaouerien ("Confrérie des joueurs de biniou"), en 1932 par Hervé Le Menn dans le milieu breton de Paris1.
A cette première fédération succède la première et véritable société de sonneurs, la Bodadeg ar Sonerion (« Assemblée des sonneurs » - B.A.S.), créée au cours du Congrès de l'Institut celtique de Bretagne en 19431. Le 23 mai 1943, Bodadeg ar Sonerion livre sa première prestation dans la cour du Parlement de Bretagne à Rennes1. Ses membres fondateurs, les « six mousquetaires » selon les mots de Per-Jakez Helias1 sont Dorig Le Voyer, Efflam Kuven, Robert Marie, Iffig Hamon, René Tanguy et Polig Monjarret. Le premier camp musical se déroule en septembre 1943, à Gouézec, avec 23 élèves [réf. souhaitée]. Du fait de la guerre, les statuts de la B.A.S. ne seront déposés à la préfecture de Rennes qu'en 19461. Dorig Le Voyer en devient président et Polig Montjarret le secrétaire.
Au début, le projet semble fou : « Pour beaucoup de détracteurs, ce nouveau combat semble perdu d'avance, tant il va à contre-courant des préoccupations de l'époque1 ». C'est l'idée du bagad, reprenant celle des pipe-bands écossais qui va motiver les jeunes sonneurs1. Après plusieurs tentatives pour rassembler des sonneurs au sein d'une formation, Polig Monjarret crée le premier bagad à Carhaix en 19481, avec la forme à trois pupitres qu'on lui connaît encore aujourd'hui : bombardes, biniou braz (progressivement remplacé par la cornemuse écossaise) et une section rythmique (caisses claires écossaises et percussions).
L'Après-guerre
Un second camp musical se déroule en août 1946 à Argol. En 1947, le troisième camp, à Sarzeau, a invité une délégation écossaise. En 1949, la B.A.S. sort sa revue Ar Soner. En 1950, la fédération Kendalc'h (Maintenir en breton) naît à Quimper. Elle regroupe, avec les cercles et la B.A.S., tous ceux qu'intéressent la culture bretonne. Polig Monjarret en est le secrétaire général. En 1953, pour fêter les 10 ans de la B.A.S., un festival international de cornemuses se déroule à Brest. Il sera reconduit chaque année et, pour retrouver une nouvelle vigueur, émigrera en 1971 à Lorient. Depuis 2010, le président de la B.A.S. est André Quefféllec2, il succède à Bob Hasle qui aura présidé l'association durant 13 années. En 2010, Bodadeg Ar Sonerion regroupe 130 bagadoù, soit environ 6 000 musiciens3.
Organisation
Structure
B.A.S. est organisé en plusieurs fédérations départementales :
Bodadeg ar Sonerion Aodoù an Arvor (section départementale des Côtes-d'Armor - 22)
Bodadeg ar Sonerion Bro Naoned (Section départementale de Loire-Atlantique - 44)
Bodadeg ar Sonerion Penn ar Bed (Section départementale du Finistère - 29)
Bodadeg ar Sonerion Bro Roazhon (Section départementale d'Ille-et-Vilaine - 35)
Bodadeg ar Sonerion Bro Gwened (Section départementale du Morbihan - 56)
Bodadeg ar Sonerion Divroet (Section hors-Bretagne)
B.A.S. national, dont le siège se trouve à Plœmeur (Morbihan) au Centre Amzer Nevez, se charge de la gestion administrative, de l'organisation générale de l'association. L'actuel président de B.A.S est André Queffélec, son directeur Jean-Yves Elaudais.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bodadeg_ar_Sonerion

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Cornouaille Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Capitale historique Quimper Langue(s) Français - Breton Religion Catholique Superficie 5 979 Km² Population 456 307 (1999) Gwenn ha du.svg Portail de la Bretagne La Cornouaille (Kernev, Bro Gernev en breton) est un pays de Bretagne (à ne pas confondre avec la Cornouailles britannique, dont le nom s'écrit avec un "s"). Le gentilé de la Cornouaille bretonne est cornouaillais  e (le gentilé de la Cornouailles britannique est cornique). Étymologie Cornouaille se dit Kerne, Kernev ou Bro Gerne en breton, et Cornugallia en latin, parfois « Cornubia ». * Il est possible que ce nom lui ait été donné en référence à cette région de Cornouailles (Kernow), tout comme l'actuel Devon (ancienne Dumnonia) a donné son nom à la Domnonée qui désignait la côte Nord de la Bretagne au Haut Moyen Âge. * Selon une autre hypothèse qui a eu longtemps cours, le nom serait d'origine anglo-saxonne et signifierait « Le pays des étrangers » en référence au cantonnement des Celtes d'Outre-Manche par les envahisseurs angles, saxons, jutes et frisons. * Une troisième hypothèse, basée sur la traduction latine cornugallia, est invoquée par certains auteurs : cornugallia signifierait le coin de la Gaule, relativement à la situation géographique de la Cornouaille bretonne. Antiquité tardive Les deux Cornouaille(s) trouvent plus vraisemblablement leur origine commune à la fin du IIIe siècle : les incursions de pirates saxons, frisons et scots, associées aux pillages des bagaudes, contraignent les villes armoricaines (entre autres) à s'entourer en urgence de murailles dont les restes se voient encore à Alet, Brest, Nantes, Rennes et Vannes. Devant l'incurie de l'empire romain, le responsable de la défense des côtes, le ménapien Carausius (puis son successeur Allectus) établit entre 288 et 296 un empire séparé sur les côtes nord et sud de la Manche pour les garantir des invasions. L'empereur Constance Chlore les vainc en 293 et 296 et, ayant rétabli l'unité de l'empire de ce côté, organise la défense côtière en transférant des Bretons en Armorique à partir de 296-297. Ces Bretons sont des Cornovii, peuple sans doute fidèle à Rome et choisi pour ce motif. Le chef-lieu de leur cité est à Viroconium Cornoviorum (l'actuelle Wroxeter) et ils occupent plus au nord le port de Deva (Chester). Les Cornovii étant chargés du contrôle militaire des pointes occidentales de la Bretagne et de l'Armorique, c’est-à-dire de l'ouest de la Manche, leur nom se serait conservé en ces lieux. Il ne s'agit donc pas d'une colonisation massive comme cela arrivera au VIe siècle, mais d'une occupation militaire. Le Tractus armoricanus et nervicanus (administration militaire chargée du contrôle de toutes les côtes de Boulogne à la Gironde), et son bras armé, la Classis armoricana (Flotte armoricaine), ne sont créés proprement qu'en 370, sous le règne de l'empereur Valentinien Ier. Haut Moyen Âge D'autres princes sont dits avoir régné sur les côtes nord et sud de la Manche occidentale, comme le roi de Cornouaille Daniel Drem Rud au VIe siècle, et le fameux comte Conomor assimilé au roi Marc de la Cornouailles britannique (Marcus Cunomorus). Entre 815 et 839, Egbert annexe le royaume breton de Cornouaille. La Cornouaille armoricaine est mentionnée pour la première fois et indirectement entre 852 et 857 quand « l'évêque de Saint-Corentin », Anaweten, est qualifié de Cornugallensis (adj. latin dérivé de Cornugallia). L'existence d'une commune d'Anjou dénommée « La Cornuaille » a suscité une hypothèse qui en ferait une appellation géographique ou militaire couvrant toute la Bretagne du Sud et faisant pendant à la Domnonée sur le rivage Nord au VIe siècle ou VIIe siècle. Formation de la Bretagne Au IXe siècle, il semble que le nom de Poher (pour Pou-Caer = Pays de la Ville ou Pays du Château ou Pays de Carhaix) se soit substitué à celui de Cornouaille. Par la suite, il fut réservé à la vallée de l'Aulne, dont la capitale était Carhaix. À la fin du IXe siècle, le comté féodal de Cornouaille reprend le nom de l'ancien royaume. Sa dynastie accède au trône ducal, il passa à l'évêque de Quimper qui devient comte-évêque de Cornouaille jusqu'au XIe siècle où deux frères s'en répartissent les dignités. La Cornouaille de nos jours Composée de 218 communes (sur la base des communes actuelles), la Cornouaille comptait - au dernier recensement de 1999 - 456 307 habitants pour une superficie totale de 5 979 km². Le nom a été repris officiellement en 2001 pour sa partie au sud d'une ligne Châteaulin-Scaër pour la circonscription de programmation « Pays de Cornouaille » composée de 112 communes (loi Voynet, 1999)