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rue St Nicolas Quimper Qvv5

 Moyen Âge

Le vieux Quimper

La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.

Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un de ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites), chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.

Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois « le Tour-du-Chastel ».

Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper

La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de « cité »), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le « petit saint noir », mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quimper#Histoire

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Copyright: Dieter Kik
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Resolution: 8346x4173
Taken: 11/10/2009
送信日: 26/02/2010
更新日: 03/03/2015
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Tags: old town; medieval; stonewall
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